23 juillet 2006

Déprime...

Eh oui, une fois n'est pas coutume, un article pas drôle du tout... sans photos... je suis pas si morbide, bien que des fois, les serial killers m'intriguent...

Je devais voir une amie cet après-midi... Comme d'hab, ou plutôt non, comme récemment depuis que j'ai cherché une station JR pour un ami très cher à proximité de chez moi, me voilà sur la Sakyo Line (moins chère pour aller de chez moi jusque Shibuya ou Shinjuku...) ... oui mais, à mi-chemin le train s'arrête brusquement... si brusquement que je tombe littéralement sur mon voisin... lequel tombe aussi fatal...

J'ai eu peur... très peur.

Que c'était-il donc passé ?
Avions-nous déraillé ?

Quoi ?

Le train fini par s'arrêter...

Nous nous relevons, on s'excuse les uns aux autres...

"Daijobu ??"
"Hai, hai, daijobu desu, arigato gozaimasu.... Nan desu-ka ?!" (oui tjs petit nègre mon jap)

Et j'arrive à comprendre que c'est forcément quelqu'un qui s'est jeté sous le train... et là... flash-back sur un autre événement...

Il y a deux mois, deux mois et demi , un gars s'est fait poussé sous la locomotive de la Yamanote line... j'ai failli le rattraper mais pas moyen...

Evidemment là maintenant que j'ai envie de causer... personne est en ligne..

Mais j'ai un message pour les suicidés...
Evitez de vous jeter sous les rames des métros ! Vous ne faites même pas attention !! C'est hyper égoïste de votre part... nan mais sans blagues !

En plus, vous ne vous rendez pas compte, mais vous allez ruiner votre famille sur les générations à venir... et oui.. pour prévenir des désordres les compagnies ont décidé de punir ces personnes dont l'égoïsme dépasse le bien collectif. C'est vrai quoi, ça représente des demi-journées de vacances pour certains et allez savoir comment les patrons prennent ces absences inopinées ? baisses de salaires ? Suppressions de primes...

Bref, les familles de suicidés se prennent des prunes... et salées en plus... l'umeboshi à côté c'est de la petite bière.

Mais voilà, moi j'ai une requête... indépendamment de l'amende...

Pourriez vous éviter les lignes Sakyo et Yamanote s'il vous plaît ? J'ai vraiment pas envie de devenir dépressive moi...

Comme solution de rechange pour contribuer à ma joie de vivre, je vous propose : les médicaments (avec la bonne dose et personne pour vous déranger ça peut marcher), la pendaison... et sinon, le top du top, le fin du fin... un dernier petit tour en forêt... au pied du Mont Fuji, il y a une forêt, une vraie, une de celle où l'on se perd pour de bon et d'où l'on ne ressort pas... vivant... de plus vous contribuerez ainsi à la sauvegarde de l'écologie naturelle (nourriture pour bio organismes plus ou moins élaborés) et l'économie locale (paraît qu'il y a des gens qui recherchent les cadavres pour les dépouiller... comment y font, eux !, pour pas se perdre ?).

Songez que même dans la mort vous pouvez être utile à la société... n'est ce pas beau ça ? Vive le Japon...


(Musique : Dead like Me OST : Metisse - Boom boom ba ... can you hear my heart beat in this hurt ? - Merci Maman...)

18 mai 2006

Travailler au Japon...

dans une petite entreprise locale, type école internationale.

Eh bien... ce n'est pas une sinécure. Peut être aussi, n'ai-je pas eu de chance et je suis arrivée à un mauvais moment... ou bien, ils ont fait une erreur de jugement, pensant avoir plus d'élèves, je ne sais pas.

Toujours est-il que cela s'est très mal passé et fut relativement court.

Tout avait pourtant très bien commencé. J'avais ma classe, 5 élèves, pas de quoi fouetter un chat et c'était plutôt facile de s'en occuper.

Et puis, il y a eu un schisme, je ne sais pas exactement de quelle nature, mais il s'est trouvé qu'un parent a râlé, parce que son enfant était en cours avec moi dans un bâtiment autre que celui dans lequel il était supposé se trouver.

Pour la petite info, l'école est en fait composée de trois structures un peu différentes, et disposées dans trois bâtiments différents, distants, au plus, de 15 min de marche. J'étais dans le plus éloigné, qui habituellement sert de garderie.

Et donc, on m'enleva mes gosses. Et on me donna un bébé de 10 mois en échange. Sympa.

Il parle pas... beaucoup, et quand il parle c'est japonais... et évidemment je ne parle pas le "bébé japonais", et lui ne parle pas l'anglais, quand à le comprendre, j'imagine que c'est vraiment trop demander. Mais bon, on s'entendait plutôt bien quand même ^^"

Jusqu'à ce que finalement, il soit décidé, je ne sais par qui, que le bébé serait confié à la dame qui s'occupe habituellement de la... cuisine. Elle n'est pas prof, n'a pas été engagée pour s'occuper d'enfants... mais voilà, c'est à sa garde qu'il a été confié. Mais top du top... j'en suis toujours responsable, et continue d'assurer, officiellement, la jointure entre l'école et les parents. Résultat, si cette dame fait une erreur, si le gamin se fait mal... c'est ma faute. Je me suis d'ailleurs faite jeter plusieurs fois pour avoir oublier de changer les couches le matin en arrivant ou le soir avant qu'il ne prenne le bus, avoir oublié de mentionner sur le "daily care log" qu'il avait la diarée ou ce genre de choses, que je ne pouvais qu'ignorer si on ne me le disait pas, vu que je passais mes journées loin de l'enfant.

Et d'ailleurs à quoi occupais-je mes journées alors ? ah ah.. vous allez rire... et moi j'ai ris... très jaune... sans mauvais jeu de mot.

Je fus, histoire d'allonger un peu mes journées, de bus scolaire, matin et soir... ma journée était censée commencer à 8h30... elle commença à 7h15 puis ils voulurent que ce soit 6h30 (une fois pas deux !)... certes. De commencer tôt, de finir tard, notez que cela ne me dérange pas, mais il faut que ce soit payé... hors, je faisais des journées de 10h à 12h payées 8h. Ca va un moment... mais je n'ai pas de vocation à la mère Thérésa, malheureusement pour eux.
Il va de soi que je ne finissais quasiment jamais à l'heure dite, à cause du bus scolaire et des embouteillages.
Petite remarque, ma journée, pour eux, officiellement se terminait à l'heure où je déposait le dernier gamin chez lui. Si celui-ci vivait à Odaiba (une heure de route de l'école) et que je le laissais à 16h30, alors ma journée se finissait à 16h30 pour eux, sauf si je revenais pointer à l'école à mon retour... ce que je faisais allégrement... ça n'a pas dû leur plaire.

J'arrivais donc à l'école vers 8h30 /8h45 ou 9h suivant les encombrements routiers et les aléas d'organisation du coordinateur des trajets... et oui, en prime, ils n'étaient pas doués pour l'organisation. C'est dire ! Fréquemment il fallait qu'on change de trajectoire pour récupérer un gamin de plus, parce qu'il avait été "oublié" des listes.
J'arrivais donc ... et j'avais la surprise de mon emploi du temps au fur et à mesure que la journée s'écoulait. De 10 min en 10 min tout pouvait changer du tout au tout.

Mon dernier jour fut le comble, peinture des nouveaux casiers à chaussures (deuxième couche de couleur, j'avais déjà peint en blanc l'avant veille, en couleur la veille), nettoyage des containeurs à poubelle type de ceux qu'on trouve dans les immeubles au solvant et au chiffon, sans gants, j'ai eu les mains brulées, merci. Puis, comme il y avait quelques tâches de peinture au sol malgré les journaux utilisés pour le protéger, on me dit d'enlever les tâches... et finalement de nettoyer tout le sol, au pinceau avec le même solvant. 50 m², à quatre pattes, c'est tuant... il y a eu le nettoyage des toilettes aussi, mais bon c'est moins crevant d'un coup, même s'il y en a 5 en tout.

Je rappelle pour ceux qui l'auraient oublié, que j'ai été engagé comme prof d'anglais...

Et petite cerise sur le gâteau, ce jour là, l'inorganisé des trajets de bus, ne m'a pas laissé de message pour me dire si j'étais de bus ou pas le lendemain. Résultat, il m'a téléphoné le lendemain matin, à ... 5h37 pour me dire d'être à 6h30 à Gotanda, station pour laquelle il me faut une heure de trajet minimum.
J'ai dis non. Je ne suis même pas allée travailler... j'ai démissioné ce jour là.

Parce que lorsque j'ai dis non, j'ai dis que je ne pouvais pas y être à l'heure, on m'a carrément demandé "Pourquoi ?!"... j'ai menti en disant que je n'étais pas chez moi (ma vie privée ne regarde que moi il me semble) et là c'est tout juste si on m'a pas engueulé pour ne pas avoir été chez moi.

D'ailleurs, la manager me l'a bien fait sentir sans le dire... tradition japonaise oblige.

Ma colloc et amie, s'est vue elle, raccourcir sa durée de travail journalière, mais aussi sa paye bien sûr, la semaine suivante. Il y a moins d'élèves, et le bébé est toujours à la charge de la dame travaillant en cuisine, mais maintenant c'est ma colloc qui en est responsable, en plus de sa classe habituelle, qui s'est vue réduite de trois enfants.

....

Heu... si quelqu'un a un bon plan pour du boulot, je prends ! Mais si je dois faire des journées de 12h, qu'elles me soient payées 12h... pas 8h... C'est tout ce que je demande, en prime d'avoir un travail en accord avec mon contrat... of course ^^"




P.S. : Comme l'a fait remarquer un très bon ami, il est fort domage que je ne puisse agrémenter ce post d'illustrations photographiques. Outre le fait de n'avoir pas pensé à prendre le garage en photo (un "avant" / "après" par exemple... c'est fou ce que ça décape un solvant tellement puissant que j'aurais pu commettre un crime sans laisser d'empreintes ^^"... heu...) , il va de soi qu'il y aurait pu avoir des problèmes de droit à l'image... mais... vi, c'est vraiment domage... ^^"

24 mars 2006

Façades de commerces

En me balladant dans Tokyo, j'ai pu remarquer que certains commerces rivalisaient d'ingéniosité pour se faire remarquer... ainsi le Disney Store de Shibuya :


L'intérieur aussi est génial, mais je n'ai pas pu prendre de photos, trop de monde.

Ou encore cet immeuble, qui pourrait être un château de conte de fée et qui n'est, en fait, qu'un bâtiment réservé au karaoké en plein Shinjuku...


De chaque salle on peut appercevoir le quartier tout en chantant aussi faux que l'on veut...

Mais saurez-vous me dire à quel type de commerce correspond cette entrée ??? ;-)


Indice, cela se situe à Ikebukuro... (quoi ? Mon indice est foireux ?? hummmmm ;-) )